R. Kipling Hotel, Paris – Une demeure post-coloniale so british

A l’occasion de l’anniversaire de mon mari, j’ai eu l’occasion de dormir au R. Kipling Hotel, situé à l’angle de la rue Blanche (numéro 65) et de la rue de Calais à Paris (nos nuits à l’hôtel sont plus originales qu’une cravate…)

Ce boutique hôtel, absolument magnifique, offre un décor post-colonial très british, en hommage à cet homme de lettres et de voyages du XIXème siècle qui fait partie de toutes nos vies. Propriété du Groupe Paris Honotel, commercialisé sous la marque Coeur de City, l’établissement décoré par Christine Gérondeau,  invite au voyage et libère du temps.

« Mon souhait était de traiter l’hôtel comme une demeure où est rassemblé des objets rapportés de voyages comme nous aurions pu le faire chez soi »: objectif atteint. On s’y sent bien, dans une maison privée pleine d’exotisme et de littérature.

 

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Extérieur: immeuble d’angle, l’entrée de l’hôtel se repère facilement. Une façade orange et blanche, offrant de nombreuses vitres : une vue attirante sur le lobby. 

Lobby: magnifique, chaleureux, aux couleurs vives. Trois espaces distincts: la réception, et deux salons d’accueil/d’attente, entourés de bibliothèques et d’objets chinés (certains viennent des puces de Saint Ouen)

« La tapisserie motif toile de Jouy en est un. Son effet chinoisant est vraiment dans l’esprit de l’hôtel et le fait de l’accorder avec la tapisserie unie croco orange lui donne de la modernité en contraste avec la toile de Jouy qui est assez classique. »

Bonjour: discret, trop discret. Pas d’emphase, d’intérêt pour le client. En revanche, toutes les informations nécessaires sont données: lieux (et horaires) de la chambre et du petit-déjeuner, accès wifi.

Ascenseur: le plus lent ascenseur de ma vie! Heureusement qu’un banc a été installé juste devant au rez-de-chaussée ! 🙂

Couloirs: des murs en tissu, à motif de lampes asiatiques brunes sur fond crème. Les chambres sont identifiées avec des numéros dans une police stylée argentée, et collées sur les portes en bois brun. 

Service: la seule expérience de service a été au petit-déjeuner. L’hôte, équipier polyvalent ou serveur, nous bredouille dans un français hésitant, « votre numéro de chambre? » après un vague « bonjour ». Voilà tout: pour un 4*, on s’attend à plus – un « bonjour, installez-vous à telle table », par exemple.

Chambre (je ne parle que de celle que j’ai occupée, la 404): belle, dans des tons bleus de Chine et de vert céladon, mais petite, vraiment petite… Une impression d’être étriquée, malgré les deux fenêtres (chambre d’angle) et sa lumière. Difficile de faire le tour du lit, sans heurter les murs ou les meubles. On appréciera les peignoirs et chaussons mis à disposition, ainsi que le coffre pouvant accueillir des ordinateurs portables.

« Le mobilier est de style Napoléon III / 19ème avec des armoires laquées noir et le pouf capitonné en velours, mais aussi des objets coloniaux comme les lanternes pagodes, les statuettes et les cadres. (…) Un coup de cœur pour le papier utilisé comme revêtement des têtes de lit qui me rappelle le Cuir de Cordoue, élément de déco qu’on retrouve beaucoup au  19ème. (…) La tête de lit est complétée par les lampes pagodes qui créent une atmosphère entre contraste et harmonie. »

Un bémol avec les rideaux, ceux-ci n’étant pas occultants: les personnes sensibles à la lumière ont intérêt à fermer les volets pour protéger leur sommeil.

Mini bar: tarifs raisonnables, ne décourageant pas la consommation. Une petite révolution qui plait! Et on appréciera la machine Tassimo mise gracieusement à disposition…

Salle de bains: optimisée avec une douche à l’italienne, des mosaïques bleus, crème, gris, et une vasque très surprenante, plutôt sixties, noire et blanche. 

Produits d’accueil: proposés en conditionnements individuels, ceux-ci sont de marque inconnue, 100% issus du commerce équitable. L’offre est restreinte: shampooing, gel douche, crème pour le corps et deux savons. 

Restauration: une odeur de renfermé dans cette cave, un manque de lumière et trop de proximité entre les tables. On  reconnaitra la bonne optimisation du buffet. 

Petit-déjeuner: complet (tout pour répondre aux demandes classiques : céréales, produits laitiers, fruits, pains et confitures, oeufs brouillés, fromages, … ) et varié (excellentes petites saucisses, pancakes – mais froides).

A noter: les jus de fruits pressés – c’est au client de le faire, et mieux vaut qu’il ne soit pas lui-même pressé. Pour la qualité, en revanche, c’est idéal!

Proposé à 15€, le tarif est abordable, contrairement à de nombreux établissements de même catégorie qui proposent l’équivalent à 25€.

Musique: néante

Au revoir: léger, on nous demande simplement si notre séjour s’est bien passé, et on ne nous invite pas à faire part de nos commentaires (livre d’or, réseaux sociaux).

 

LoveBox: et oui, je n’allais pas omettre de vous mentionner la Lovebox, from Paris with Love – une box pour s’amuser en couple, et sortir des sentiers battus. J’en parlerai plus longuement dans un prochain article. Sachez seulement que celle-ci est proposée à 50€ en plus de la chambre, et s’achète lors de la réservation de la chambre. 

 

Conclusion

Le R. Kipling Hotel offre une immersion complète dans un monde masculin, littéraire et anglo-asiatique. Il est idéal pour un court séjour à Paris, de préférence en couple. Situé dans un quartier historique et vivant en plein renouveau, de nombreuses visites sont possibles à proximité. De nombreux bars et restos permettent de combler l’absence de restaurant en interne ou de room service. 

 

 Tripadvisor: score de 74% (4/5), classé 630ème sur 1796

Facebook: 1001 likes au 11/05/2014

Site internet: http://www.kipling-hotel.com

 

Les citations sont de Christine Gérondeau, décoratrice de l’hôtel.

architecte: Bruno le Moal.

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